04/09/2009

OMC: une falsification qui en dit long

L'extension du bâtiment de l'OMC, sur les rives du lac, et le bradage d'une partie d'un magnifique parc public apparaît aujourd'hui comme la grande cause commune des partis représentés au Grand Conseil genevois, soutenus par les élus et les autorités fédérales. Les socialistes et les verts occupent même le devant de la scène, poussés en avant par leurs alliés de circonstance, pour faire avaler cette pilule inhabituelle à leur électorat. Même le pape de la dérégulation commerciale internationale, le "socialiste" français Pascal Lamy, est descendu dans l'arène. Pourtant, l'ensemble de l'opération est orchestré et financé par la Fédération des entreprises romandes, qui a mandaté une agence de "com" pour labourer l’opinion. N'y a-t-il pas jusqu'ici déjà assez de sujets d'étonnement...?

Non. Il se trouve que l'extension prévue du bâtiment, contrairement à la photo distribuée urbi et orbi par les défenseurs du projet, a été volontairement truquée. Les arbres qui devront être supprimés ont été effacés de la photo qui couvre la première page du "tous ménages" envoyé à la population. Et jusqu’à mercredi, Martine Brunschwig Graf et Pascal Lamy traitaient sur les ondes Pierre Vanek de menteur, lorsque celui-ci évoquait cet abattage. Quand il s'agit de vendre un produit, tout le monde sait que la pub ment et que les images sont systématiquement retravaillées. Mais de là à polluer un débat démocratique avec les mêmes moyens... On en reste confondu.

Dernière surprise… Que la représentante de la Fédération des entreprises romandes réagisse avec plus de fair play que la conseillère administrative socialiste Sandrine Salerno. La première regrette l’incident, annonce la destruction de ce matériel et la publication de rectificatifs dans les médias, tandis que la seconde nous explique laborieusement que ces « charmilles » ont déjà été partiellement coupées et qu’elles n’appartiennent pas au patrimoine végétal important du parc.

Cet incident serait sans grande importance, s’il n’était pas le symptôme d’une dérive préoccupante des mœurs politiques. Dès lors que la « com » prend le pas sur le débat d’opinions, tous les coups sont permis. Et à ce jeu-là, certains pensent déjà qu’il suffit de payer cher pour construire un univers virtuel et le décréter réel. L’URSS de Staline effaçait les opposants des anciennes photos officielles. Songeons à l’avenir radieux qui s’ouvre aux falsificatuers à l’ère du numérique, si la population et l’ensemble des forces politiques ne condamnent pas sans appel de tels procédés.

P.S. Pour répondre à l'un de mes contradicteurs qui vente les mérites de la libéralisation des échanges pour les pays du Sud, voici l'évolution des cours des principaux produits agricoles exportés par le Sud entre 1980 et 2001.

 

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Commentaires

Après avoir déclaré la guerre à la Libye (et laissé toutes les conséquences sur le dos de la Confédération), les Genevois veulent maintenant virer les organisations internationales. C'est une très bonne chose. Les Genevois sont des gens dangereux qui élisent des gens dangereux, absolument incapables de gérer les problèmes inhérents à une ville internationale.
Après, il faudra virer Genève de la Confédération...

Écrit par : Géo | 04/09/2009

On peut effectivement s'interroger sur le procédé ! Il faudrait savoir qui est réellement à l'origine de cette "retouche" photographique. S'agit-il d'une demande des autorités, du zèle du publicitaire? J'ai de la peine à croire que les autorités aient été assez naïves pour laisser passer cela ou pire le commanditer !
Bref il faut une réaction ferme et sans équivoque des autorités. Cela ne changera pas ma position quant à la construction du nouveau bâtiment - j'y suis favorable - mais je condamne ceux qui sont à l'origine de cette falsification de document. Comment ont-ils d'ailleurs pu croire que personne ne s'en apercevrait ? Je me suis souvent garé là-bas et je connais bien l'existence des "charmilles de Mme Salerno".

Écrit par : Michel Sommer | 04/09/2009

Vous vous inquietez de la confiscation de magnifiques espaces publiques ?

Alors plutot que de faire du foin pour une cloture de l'omc qui bouge d'une dizaine de mètres, essayer de faire quelque chose pour rendre a la population le jardin anglais et le parc de la grange (entre autre) qui sont squatté par de petites frappes style zizous et autres dealouzes.

Écrit par : Eastwood | 04/09/2009

L'OMC est un mal nécessaire ! Pourquoi ne pas leur permettre un agrandissement raisonnable? La médaille a toujours 2 faces. Il faut choisir celle qui vous séduit le plus. Les arbres purifient l'air, alors plantons-en, mais ne soyons pas systématiquement contre tout modernisme. Il y aussi du positif. A Genève, on fait opposition à tout, ce qui ne fait pas avancer le Schmilblick. Je retourne parfois à Zurich où ma famille habite. Zurich vit, tandis que Genève survit. Regardez la belle traversée du lac. Vous la voyez? Moi je ne la vois que sur papier depuis 1984. Nous avons de magnifiques verdures, soignons-les et imposons à nouveau le respect de la nature ! Pierre Maudet fait du bon boulot, mais il y a encore beaucoup à faire. Et si cela ne suffit pas, installons des caméras, car elles effraient les "chauves-souris".
Pour revenir à l'OMC, elle favorise l'échange de marchandises entre les peuples, en abattant les barrières de douane et le protectionisme. L'envers de la médaille c'est que la multitude de transports augmente année en année, polluant notre air. La taxe écolo fait défaut pour freiner cet excès, car il n'est pas normal que le vin d'Afrique du Sud vienne concurrencer celui de Genève. Ceci est un simple exemple. Ceci dans le temps du réchauffement de la planète inarrêtable. Suis-je dans le faux ou suis-je dans le vrai?
Ceci dit, je trouve lamentable de truquer une photo pour vendre la marchandise. Il y a d'autres arguments à faire valoir, comme partir à Bonne pour voir que l'herbe est plus verte chez nous !

Nous ne connaisons pas la complexité de l'OMC et du projet, mais les portes ouvertes dimanche prochain (de 10 h à 18 h) pourraient nous éclairer.

Écrit par : Etoile de Neige | 05/09/2009

Rétablissons quelques vérités. La décision de retoucher la photo fut une décision stupide, prise unilatéralement par le responsable d'une agence de communication dont c'était la première campagne politique. Et sans doute la dernière, car il n'a pas compris la leçon et explique encore qu'il s'agissait de rendre le parking plus visible, sans intégrer le fait qu'il déformait la réalité. Une déformation représentative de ce qu'il y a de pire dans le marketing... Qui rabaisse les partisans de l'extension au niveau des opposants, qui ne cessent de mentir dans cette affaire.
C'est d'autant plus stupide s'il l'a fait de bonne foi, non pas pour tromper, mais pour montrer, et que c'est en quelque sorte un dégât collatéral. De plus quelqu'un, lorsqu'il a émis cette idée dans une réunion préalable en petit comité, l'a déconseillé, mais il n'en a pas tenu compte. Et lorsque les autres responsables, de partis par exemple, ont ensuite relu l'affichette, ils n'ont relu que les textes, pas les photos, car ils ignoraient la retouche. Ils ont donc donné leur blanc-seing de bonne foi. Mais les autorités n'ont rien à faire là-dedans, car elles ne se mêlent pas de l'organisation de la campagne.
Sur le fond, ces 6 petits arbres ou gros arbustes - par ailleurs sans valeur et sans intérêt - sont une parcelle qui n'est pas publique mais allouée à l'OMC par les accords de siège. Elle pourrait d'ailleurs interdire l'accès de toute cette parcelle au public, jusqu'aux rives du lac, ce qu'elle ne fait pas, à bien plaire, par respect des Genevois.
Cette coupe sera compensée au décuple par la plantation d'un nombre largement supérieurs d'arbustes destinés à enjoliver la haie de sécurité.
Celle-ci mordra très légèrement sur le Parc Barton qui jouxte cette parcelle et qui seul peut juridiquement faire l'objet d'une opposition, car effectivement public. Il ne perdra aucun de ses arbres, dont beaucoup sont vénérables et remarquables. Les qualificatifs que j'emploie ici :" petits arbres", "gros arbustes" "très légèrement"... sont aisément vérifiables ce dimanche en allant constater sur place, aux Journées portes-ouvertes de l'OMC.
Quant à Pascal Lamy, il n'est pas le pape de la dérégulation commerciale internationale, mais tout au contraire le patron d'une organisation chargée de réguler le commerce mondial. Le commerce existe depuis la nuit des temps, et dès leurs premières années, les petits humains troquent, échangent, partagent, bref font du commerce... Et parfois se disputent. C'est pourquoi il faut des règles et des tribunaux pour trancher les litiges en fonction des règles adoptées.
Depuis presque aussi longtemps,il existe un commerce international. Les hommes des cavernes échangeaient déjà des biens sur des milliers de kilomètres et l'Antiquité a fortement développé ces échanges. Seulement les lois sont nationales et lorsque surgissait un conflit commercial d'ordre international, il n'y avait guère de moyen de le règler pacifiquement à l'amiable.
Les litiges commerciaux et le protectionnisme qui leur est souvent lié sont, avec les religions, les premiers motifs de déclenchement des guerres dans l'histoire. La première et la seconde guerre mondiale en sont de parfaits exemples : l'Allemagne, l'Italie et le Japon avaient en commun un énorme problème d'approvisionnement en matières premières et le besoin de débouchés extérieurs pour leurs produits manufacturés, toutes choses que les puissances alliées monopolisaient depuis la première guerre mondiale.
C'est pourquoi le GATT, ancètre de l'OMC a été créé à la fin de la seconde guerre mondiale: pour édicter des règles internationales et dire le droit lorsque les lois nationales ne peuvent plus s'appliquer parce que le litige concerne plusieurs pays, donc plusieurs législations disparates.
Alors, svp, arrêtons de parler de dérégulation. L'OMC fixe des règles mondiales sur la base de l'accord unanime de tous ses pays membres, dont la Suisse. Ce faisant, certaines de ses règles contreviennent à des règles nationales et peuvent sembler défavorables à tel ou tel pays, ce qui explique l'impopularité de l'OMC dans certains milieux, paysans par exemple. Mais elles sont le fruit de négociations et d'échanges: je te donne ceci, et tu me donnes cela.
Le fruit aussi d'un rapport de forces au sein duquel les pays émergents et en développement sont aujourd'hui majoritaires, sans Conseil de Sécurité des 5 gros bras de la gouvernance mondiale pour y faire contrepoids.
Concrètement, cela porte des conséquences qui ne sont pas forcément favorables à nos pays développés, les plus riches de la planète, mais c'est l'expression de l'équité et de la démocratie. Il est assez cocasse de constater que ce sont les gauchistes, censés défendre le pauvre et l'orphelin qui sont le plus hostiles à ce renversement de situation.
Mais c'est logique, l'extrême gauche occidentale défend les intérêts des plus pauvres occidentaux. Qui sont effectivement lésés par la montée en puissance des pays pauvres et émergents. Les plus riches sont également lésés, mais d'une part ils ont de la marge et d'autre part, leur mobilité intellectuelle et financière leur permet d'être plus réactifs et moins dépendant d'une rente de situation, si parcimonieuse soit-elle.
A moyen et long terme, cependant, tout le monde y gagne. Parce que le monde global gagne ainsi en sécurité, ce qui est considérable à l'heure de la prolifération nucléaire, et parce qu'en rééquilibrant un peu les niveaux de richesse ici et là-bas, on autorise la mise en place d'un début de mesures sociales là-bas, qui au final, devrait permettre d'améliorer la situation de tous... Dans une société nettement plus respectueuse de l'environnement, si l'on veut qu'elle soit durable.
Et tout ceci se pense, se conçoit, se met au point et se réalise, peu à peu, ici, à Genève, à l'OMC, au BIT (enfin on dit l'OIT maintenant), à l'OMM... et aussi au PNUE à Naïrobi, et au PNUD à Bonn... mais c'est à Genève que les conférences les plus importantes se déroulent. Pour l'instant. Si elles devaient émigrer à Bonn ou à Naïrobi, le sort des plus pauvres ou des paysans d'ici serait d'un coup sérieusement péjoré, car ils auraient moins de poids dans les débats et surtout l'économie genevoise qui subventionne largement ces catégories sociales, serait saignée à blanc.

Écrit par : Philippe Souaille | 05/09/2009

D'accord avec Philippe Souaille sur un seul point. La décision de retoucher la photo du site de l'OMC a été une décision stupide, qui déformait sciemment la réalité. Elle représente ce qu'il y a de pire en marketing... Sauf qu'il ne s'agit pas de vendre une lessive, mais de défendre un projet politique. Mais pourquoi donc Pascal Lamy et Martine Brunschwig Graf ont-ils cru bon de reprendre ce travestissement de la vérité dans leurs discours? Les plus hautes autorités n'ont donc pas seulement fermé les yeux sur cette tromperie. Elles lui ont bel et bien donné crédit!

Porté par son enthousiasme, mon contradicteur rend un piètre service aux partisans de l'extension de l'OMC en reconnaissant qu'elle "pourrait interdire l'accès de toute cette parcelle au public, jusqu'aux rives du lac". C'est bien ce qui nous fait peur, compte tenu du peu de respect dont témoigne cette organisation pour le bien public dans le monde entier.

Je ne m'étendrai pas sur son ode aux vertus de l'OMC qui n'est qu'un pur morceau de bravoure idéologique et... d'ignorance historique. Il n'est pas pire myope en effet que le nouveau converti qui a encore tant à prouver à son camp! Rappelons seulement que l'OMC n'a été instituée qu'en 1995, parce que la création de l'OIC (Organisation internationale du commerce) avait avorté après la seconde guerre mondiale. C'est un fait.

Dans cette période de décolonisation au Sud et de développement de l'Etat Providence au Nord, les sociétés et les Etats du monde n'auraient jamais pu tolérer de se voir imposer une dérégulation totale des échanges internationaux, qui livre leurs marchés à la concurrence brutale des entreprise transnationales les plus puissantes.

Ceci dit, l'extension proposée de l'OMC sur les rives du lac doit être refusée pour défendre un aménagement de la Ville conforme aux intérêts de la population, quel que soit le regard que nous portions sur ses activités. Et comme chacun le sait, cette organisation dispose de plusieurs alternatives sur le territoire genevois.

Écrit par : Jean Batou | 05/09/2009

Ce qui est sidérant, sont les menaces de délocalisation !

Ainsi si une volonté populaire devait lui être appliquée, chose dont elle n'a vraiment pas l'habitude de par ses structure totalitaires, l'OMC laisserait entendre qu'elle partirait de Genève ?

Un peu comme les mesures de rétorsion des grandes entreprises à qui on ne veut pas octroyer de rabais fiscal ou les menaces de délocalisation ?

Et oui, l'OMC ne vaut pas mieux que les multinationale qu'elle défend ... elle agit frontalement contre le bien public avec un "socialiste" à sa tête, qui lorsqu'il était à la tête de la commission européenne n'avait de cesse que d'appliquer le dogme néo-libéral (privatisation, réduction des protections sociales, etc) le plus à fond possible.

Écrit par : Djinius | 05/09/2009

"car il n'est pas normal que le vin d'Afrique du Sud vienne concurrencer celui de Genève. Ceci est un simple exemple. Ceci dans le temps du réchauffement de la planète inarrêtable. Suis-je dans le faux ou suis-je dans le vrai?"

Dans le faux.Car il ne serait non plus pas normal à la Suisse d'exporter nos montres,fromages ou machines de précisions à travers le monde.Il est bien de vouloir lutter contre la pollution,peut importe si cette dernière est la cause ou non du réchauffement climatique.Mais ce n'est pas en créant une crise mondiale bien plus grave que celle de maintenant que l'on va résoudre les problèmes environnementaux.Bien au contraire.Les nouvelles technologies pour consommer moins de pétrole,demandent des investissement coûteux,qu'un appauvrissement rend impossible.

D.J

Écrit par : D.J | 05/09/2009

Que de mensonges, là encore et d'approximation doucereuses, mais fausses...
Le référendum ne porte que sur le Parc Barton, qui est un parc public. L'essentiel du terrain sur lequel est situé l'OMC n'est pas un parc public et elle a hérité des droits et devoirs des organismes qui l'avaient précédée en ces lieux. Ce qui a été confirmé par les accords de siège signés en 95. Le maintien de l'accès au lac sur cette parcelle est à bien plaire et c'est une décision de l'OMC, antérieure à la votation, qui ne changera pas après la votation, et sur laquelle la votation n'a aucune prise.
L'OMC ne veut pas priver les Genevois de leurs promenade sur le lac, et à tout fait pour ne pas le faire. Mais elle serait en droit de le faire et la votation n'y changera rien. C'est la réalité, le reste est propagande mensongère.
A aucun moment, il ne s'agit d'aller dire à quelqu'un, organisme ou privé, ce qu'il doit faire ou non de son terrain. Ce n'est pas une votation qu'il faudrait pour cela, mais une révolution. Cela fait partie des mensonges de l'extrême-gauche depuis le début sur cette affaire que de faire passer le terrain de l'OMC pour un parc public, alors qu'il s'agit en réalité du terrain d'à coté.
Pour ce qui est de la création de l'OMC, l'OIC n'a pas pu naître en 1945, faute d'entente entre les participants potentiels, contrairement au FMI et à la Banque Mondiale. Mains l'intention demeurait et à la place fut créé le GATT, qui en était une version light, chargé de préparer le terrain. 23 pays y souscrirent et ils étaient 3 fois plus nombreux à Marrakech en 95, à entériner la transformation du GATT en OMC. Notamment grâce à l'apport des pays en développement, sortis du néo-colonialisme, qui sont les principaux soutiens de l'OMC aujourd'hui. Ce qui a permis de concrétiser les désirs de ceux qui voulaient éloigner le spectre de la guerre. 153 pays sont aujourd'hui membres et 47 demandent leur adhésion, c'est à dire la planète entière.
J'avais résumé, mais le fond est bien juste.
Djinius, vous êtes grotesque. L'OMC a besoin de s'agrandir. Les autres solutions à Genève coûteraient 3 fois plus cher (aux contribuables genevois, suisses et mondiaux) et seraient nettement moins pratiques ou trop longues à mettre en place. L'OMC ne fait pas de chantage, elle n'aurait juste pas d'autre choix, pour mener à bien la tâche qui est la sienne, qui lui a été confiée par l'immense majorité des gouvernements, donc des peuples du monde que de déménager.
Alors allez-y continuez dans vos délires gauchistes, la réalité, malheureusement va vous exploser à la figure, plus sûrement que les cocktails molotovs que vos camarades de manifs menacent d'envoyer sur l'OMC.

Écrit par : Philippe Souaille | 05/09/2009

Merci Philippe pour ces éclaircissements. A Genève, c'est un catastrophe. Chaque projet est scié à la base par un référandum. Bon Dieu, comment voulez-vous que Genève montre son dynamisme au Monde international. Ils ne sont même pas capable de construire une traversée du lac. Même Zurich détrône largement notre ville, bienque les bourbines ont également leur détracteurs (p.ex. le stade du Hardturm, pourtant financé entièrement par des moyens libérales). Il y a tant de pays moins riches, même dans l'antiquité, qui ont osé créer quelque chose pour la postérité et nous ? Pourvu que l'Histoire taise ce triste chapitre!
On est fort pour créer des incidents diplomatiques et au lieu d'avoir le courage de s'excuser, accuser Berne (Merz pour son courage civil). Un peu facile, Mesdames, Messieurs, mais c'en est une autre question ...

*D.J, vous avez dû mal interprêter mes paroles. Il n'est nullement question d'interdire le commerce avec l'étranger, mais mais ne pas miser uniquement sur le prix, mais sur la QUALITE. Je prétends que le prix des transports est complètement faussé, si on prend en considération la pollution des moyens de transports. Par ailleurs, il est satanément intelligent, de scier la branche sur laquelle on est assis, en exportant la haute technologie pour que l'étranger puissent nous copier et ensuite construire les machines eux-mêmes. Vous me direz c'est la loi de l'OMC - du libre échange. Moralté, il faut vivre et consommer régionalement et dans la mesure du possible éviter la mondialisation (Persil venant d'Israël, Asperges venant du Mexique, Tomates venant de Tombouctou ou ailleurs, vous saisissez?). Dans le même sense, il est aussi criminel de permettre les low-costs à voler aux tarifs alléchants, stimulant la consommation (prix du kérosène polluant l'atmosphère pas adapté!). Alors, est-ce que le SwissssToto est toujours dans le faux ?

Écrit par : Etoile de Neige | 06/09/2009

Etoile de Neige me fait ce commentaire: "Comment voulez-vous que Genève montre son dynamisme? Il y a tant de pays moins riches, même dans l'Antiquité qui ont osé créer quelque chose pour la postérité...". Mais si les esclaves et les fellahs misérables de l'Egypte pharaonique nous ont laissé de splendides pyramides, c'est qu'ils couchaient à même le sol dans des huttes en terre crue. Genève ne devrait-elle pas montrer avant tout son dynamisme en répondant aux besoins fondamentaux de la population?

Puisqu'il veut des projets ambitieux pour Genève, qu'il se batte avec moi pour la construction d'au moins 3000 logements bon marché par an, avec l'aide de l'Etat et des communes, bien desservis par les transports publics. Qu'il se prononce pour la construction rapide du CEVA, pour la gratuité des transports publics et et pour l'encouragement de la mobilité douce sur les ponts. Cela mettra le dynamisme de Genève au service du plus grand nombre et vaudra mieux que de se prosterner devant l'OMC, qui ruine des centaines de millions de paysans du monde.

Les historiens économistes savent depuis longtemps que le libre-échange entre pays riches et pays pauvres favorise le développement inégal. Un exemple récent? De 1980 à 2000, le volume des exportations de l'Afrique a doublé, grâce à la destruction massive des forêts et au remplacement des cultures vivrières paysannes par des cultures d'exportation. En même temps, les cours des produits exportés par ce continent ont été divisé en moyenne par deux. Résultat? Le total de ses recettes d'exportation est resté pratiquement le même, tandis qu'elle devait couvrir une part croissance de ses besoins alimentaires par des importations. L'Afrique s'est ainsi encore appauvrie. Merci l'OMC!

Écrit par : Jean Batou | 06/09/2009

Philippe Souaille évoque le troc et le commerce vieux comme le monde. Il les illustre par le "je te donne ceci et tu me donnes cela"...

Ce "je" et ce "tu" ne concernent pas n'importe quel acteur du commerce ou du troc. Ils concernent les plus puissants qui déploient leurs activités à travers toute la planète. Ces acteurs qui étranglent déjà leur propres peuple producteur par la pression des revenus vers le bas, sont à la chasse constante des territoires sur lesquels exercer leur métier d'exploiteurs et de spoliateurs à travers le monde.
On ne peut pas dire, sans se sentir cupide, que l'OMC défend un juste revenu pour les producteurs quels qu'ils soient où qu'ils soient, ou bien qu'elle veille à l'équité dans les modalités des échanges entre pays.
La crise du lait, actuellement, démontre que l'OMC, par le biais du programme européen, en porte un lourde responsabilité Elle est incarnée par les industries multinationales occidentales de transformation. Discrète et même effacée dans ce genre de conflit, parce qu'elle a su, par sa prépondérance en amont, faire passer le relais aux ministres européens qui ne cèdent pas devant des producteurs manifestement saignés à blanc. Leur refus reflète bien l'idéologie doctrinale de la concurrence mondialisée et inflexible contre les producteurs et créateurs de biens. Ils ne cèderont devant aucune exhortation, ne fut ce pour la sécurité du système d'approvisionnement solidaire contre des pénuries accidentelles.

Pour moi, l'OMC, dans une autre mesure, ne se compare pas à du simple troc. Le simple troc n'a pas besoin d'une usine à gaz qui arbitre des soit dit litiges. C'est bien elle qui les provoque en voulant imposer ses propres règles. Des règles qui sont, aux yeux des producteurs, unilatérales. Doublement injustes lorsqu'elles sont soutenues par leur propre gouvernement.

C'est véritablement oligarchies à l'assaut des pauvres et des travailleurs.
Jamais le monde n'a été aussi calamiteux, autant spolié.

Heureusement que les pays émergents se sont hâtés de se développer car la colonisation par l'économisme dont l'OMC est l'organe stratégique de toutes les guerres et de toutes les mains mises, risquerait de provoquer encore plus de misère.
Dans le contexte d'une telle agressivité, les pays émergents, toujours plus nombreux, toujours plus puissants, font peur à l'Occident qui y voit l'obligation pour lui de devoir négocier âprement et non plus se servir impunément. Si ces pays le veulent, ils peuvent parfaitement créer, et cela ne manquera pas de se produire dans un moyen terme, leur propre "Organisation pour le Commerce Mondial" en guise de réplique à la fois à l'OMC, au FMI et aux zones dollar et euro.
Ce sera œil pour œil, dent pour dent: au moins, le combat aura le mérite de se situer sur les mêmes terrains avec des moyens plus équilibrés.

Le bâtiment de l'OMC Genève et son extension, souhaitons le, ne seront tantôt plus qu'une friche que les historiens auront le bonheur de faire entrer dans le patrimoine de la ville à faire visiter.
Notons au passage que le sombre bâtiment aveugle de l'institution, situé en bordure de l'avenue n'avait jamais fait l'objet d'aucune contestation quant à son esthétique plus que douteuse. Que faisait la CMNS ? Que dit elle aujourd'hui du projet d'extension du bâtiment de cette institution ?

Écrit par : Nepotin | 14/09/2009

M. Batou, m'en voudrez-vous si je signale une fois de plus la mauvaise foi, ou l'incompétence des altermondialistes en matière d'économie, lorsque je lis vos exemples ? Ce qui s'est passé dans les échanges Nord-Sud entre 1980 et 2000 n'a rien à voir avec du libre échange, puisque précisément il s'agissait d'échanges non conformes à ce que souhaite l'OMC.
Et ce notamment à cause des manifestations altermondialistes qui empêchent la conclusion des accords de Doha. Les exportations du Sud vers le Nord, notamment en matière vivrière, sont donc restées fortement entravées par les subventions aux producteurs du nord. Au grand dam d'ONG très respectées (et elles très pointues en économie) comme OXFAM. Etre le vecteur du conservatisme et se plaindre ensuite que le progrès n'avance pas, c'est assez gonflé!
De même si vous parlez de variations de prix, il faut comparer ce qui est comparable et sur des laps de temps définis objectivement. Ce sont les matières première minérales, produit traditionnellement surexploité en Afrique (et de manière très inéquitable) qui ont baissé durant les 20 dernières années du XXème siècle, et non les produits agricoles qui au contraire ont permis à la balance du commerce extérieur de ces pays de ne pas s'effondrer.
De plus les conséquence de ces phénomènes mettent des années à se développer. Et au XXIème siècle, tous les prix des produits du sud, matières premières autant qu'agricoles ont commencé à monter, du fait de la demande accrue causée par le développement des pays émergents et de la concurrence accrue qui en résulte. Cette hausse des "commodités", si elle se maintient ou reprend, car la crise pousse à la baisse, évidemment, est une excellente nouvelle.
C'est le meilleur moyen de réduire la fracture Nord Sud dans un premier temps en diminuant les écarts de revenus.
Cela me laisse par ailleurs toujours perplexe de constater que ce sont les mêmes qui se plaignent de la déforestation sous les Tropiques pour augmenter les surfaces agricoles... et qui déplorent ici l'abandon des terres agricoles à la forêt expansionniste de nos montagnes !
Quant à l'argument de Nepotin qui s'attend à voir émerger une nouvelle OMC des pays émergents, il est lui aussi à côté de la plaque. L'OMC est d'ores et déjà un outil fort utile aux pays émergents et eux n'ont nulle envie d'en changer. S'il est vrai qu'au départ, le GATT a pu être un outil voulu par les Etats-Unis pour leur faciliter l'accès aux marchés du monde entier, l'autoroute ainsi bâtie est dorénavant arpentée par d'autres, Brésil, Inde et Chine en tête, mais des tas d'autres pays apprennent à l'utiliser

Écrit par : Philippe Souaille | 14/09/2009

A l'intention de Philippe Souaille, j'ai ajouté un petit tableau à mon premier commentaire "OMC: Une falsification qui en dit long". Cela lui permettra peut-être de comprendre pourquoi les exportateurs de produits agricoles du Sud ont dû augmenter massivement le volume de leurs ventes sur le marché international pour maintenir leurs recettes d'exportation et payer le service de leur dette.
Cette dégradation massive des termes de l'échange pour les produits agricoles tropicaux a conduit à une destruction sans précédent de l'agriculture paysanne des pays du tiers-monde, raison pour laquelle ce sont les paysans du Sud qui sont à la pointe du combat contre les politiques de l'OMC, quand ils ne se suicident pas de désespoir.

Écrit par : jean Batou | 14/09/2009

Philippe Souaille, je me prends à rêver certainement à voir émerger une espèce d'OMC de la zone asiatique qui ferait l'adhésion des économies émegentes. Il n'empêche en rien que les puissances occidentales y participent pour leurs intérêts. L'avantage d'un deuxième pôle de réglementation permettra une sorte de régulation. Tandis que le pôle unique, lui, par le fait qu'il soit unique à exister, a plutôt qualité à déstabiliser et à inspirer méfiance. Ce d'autant plus qu'elle fut créée et chaperonnée par les USA sous le règne de G.W.Bush, pendant les années encore un peu glorieuses de l'Amérique de WallStreet et des guerres de conquêtes.
Il est toutefois souhaitable que les pays émergents songent à mettre en place un instrument capable de débloquer les situations aux effets monopolistiques, qui introduise de vériatables facteurs de concurrence (stimulation et émulation autant dans la recherche que dans les modes de circulation des biens et services: un mode de vie mondialisé repensé) qui déjouent le renchérissement dû uniquement à la spéculation sur le prix et non pas sur la qualité ou les innovations. Les technologies de pointe souffrent actuellement du frein que l'occident place au niveau de l'objectif financier qu'il aligne avec les autres marchandises (Quelle grâce ! l'Occident ne se meurt pas de vivre de caricatures, y compris culturelles et politiques).

Je pense que les chinois, par exemple, et les russes, sont loin de se laisser enfermer dans notre logique comme étant la seule valable et valide. Ils auront vite compris que cet indispensable deuxième pôle (appelons le du nom fictif qui nous plait) leur fournira des moyens avantageux et difficilement contestables dans l'échange.

En méditant sur notre puissance économique et sur notre modèle polico-social, je trouve amusant que de plus en plus d'analystes financiers chevillés à Wall Street ou à la Bourse de Paris, commencent à comparer l'Empire US à l'Empire Romain. Gibbon, historien américain, ne pensait pas si bien décrire sa chûte à travers Rome.
Le billet dans AGORA ci-dessous
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Chute et décadence de l'empire américain
Bill Bonner

■ Edward Gibbon décrivait l'ère la plus heureuse de l'humanité comme étant la période des "cinq bons empereurs", entre 98 et 180 après Jésus-Christ, année où Marc Aurèle est mort.

Quel était l'âge d'or des Etats-Unis ?

Il est bien trop tôt pour écrire l'histoire de la décadence et de la chute de l'Amérique. Mais ça ne nous empêche pas de faire quelques suppositions.

Nous dirions que la période entre la chute du mur de Berlin et la chute de Lehman Bros. -- soit 19 ans seulement -- marquait le sommet de la puissance et de la richesse des Etats-Unis. Bien entendu, les Américains rêvaient durant ces années. Leurs rêves étaient de l'espèce impériale : l'empire américain était un tel atout pour le reste du monde que les étrangers le soutiendraient indéfiniment. Rome n'avait rien laissé au hasard : elle forçait les nations conquises à verser un tribut -- des esclaves... de l'or... et du blé. L'empire américain dépendait quant à lui du commerce... et du dollar. Tant que les Etats-Unis avaient un avantage commercial, l'empire était profitable. Mais à mesure que le 20ème siècle prenait de l'âge, il en allait de même pour l'économie américaine. Ses concurrents -- l'Allemagne et le Japon, principalement -- avaient un grand avantage. Ils avaient été rasés par les bombardements durant les années 40. Ils pouvaient repartir de zéro. L'avantage commercial des Etats-Unis disparut peu à peu... puis sa balance commerciale finit par passer dans le rouge au milieu des années 80. Désormais, elle se creuse un peu plus chaque année ou presque.

Les pertes commerciales ont toutefois diminué après la chute de la maison Lehman. Les Américains ont réduit leurs dépenses. Mais nous avons appris la semaine dernière que le déficit commercial américain s'était à nouveau approfondi, plus que durant tout autre mois ces 10 dernières années. Les Américains sont-ils soudain redevenus dépensiers ? Probablement pas. Mais nous devrons attendre une nouvelle explication ; en ce qui nous concerne, nous n'en avons pas.

Aucun compte-rendu des années de gloire des Etats-Unis -- à peu près la période entre le règne de George Bush I et celui de son fils, George Bush II -- ne serait complet sans la mention des événements qui se sont déroulés il y a huit ans. Un petit groupe de terroristes a réussi un coup stupéfiant -- abattre deux immeubles emblématiques des Etats-Unis, au coeur même de la ville de New York... et tout ça en prime time à la télévision ! Les historiens seront tentés de faire de cet événement un repère marquant la fin de la période de bonheur maximum aux Etats-Unis d'Amérique. Nous leur conseillerions de s'abstenir. C'est plus tard seulement qu'il est apparu que la réaction américaine aux incidents terroristes était suicidaire. Le pays avait désespérément besoin de remettre ses ambitions en ligne avec ses moyens. Il devait épargner et investir dans de nouvelles usines et infrastructures. Au lieu de ça, il a gaspillé des milliers de milliards de dollars pour lutter contre des fantômes et des inconnus. Mais pour autant qu'on puisse en juger, l'influence, le prestige et la puissance des Etats-Unis restèrent près de leur zénith durant la guerre contre la terreur et la guerre en Irak.

La chute de Lehman a changé les choses. Il était évident que non seulement les Etats-Unis étaient vulnérables, mais ils étaient leurs propres ennemis. Ils avaient tiré au flanc durant leurs années de gloire, jouant avec les lionceaux qui grandiraient et les dévoreraient tout cru. A présent, dans la période actuelle, l'Amérique tente de se rendormir pour revivre ses rêves apaisants. C'est exactement à ça que revient la "reprise" -- un retour entre les bras de Morphée et aux sottises... où les gens pensent pouvoir s'enrichir en dépensant de l'argent qu'ils n'ont pas pour des choses dont ils n'ont pas besoin.

Heureusement, pour autant que nous puissions en juger, la majeure partie des citoyens sont désormais éveillés. Un article, au début de la semaine dernière, montrait qu'ils remboursaient leurs dettes à un rythme quatre fois plus rapide que celui prévu par les économistes. Les taux d'épargne grimpent. Les dépenses chutent. Les gens font ce qu'ils devraient faire -- ils réduisent leur train de vie.

Mais les autorités continuent leurs efforts pour saboter la correction et détruire l'empire. Elles ont déjà gonflé le budget -- avec 9 000 milliards de dollars de déficits attendus sur les 10 prochaines années. A présent, elles s'attaquent au dollar.

Les investisseurs boursiers semblent se réjouir de l'arrivée d'un nouveau grand marché haussier. Etant donné que l'économie se détériore, ils rêvent probablement eux aussi. Le revenu médian des ménages américains a chuté de 3,6% au cours des 12 derniers mois. Bien entendu, on n'en attendrait pas moins durant une correction. Mais ce n'est pas ce qu'espéraient les autorités. Elles ouvrent donc toutes les vannes pour essayer de renverser la situation. Plus important, elles ouvrent la vanne qui empêchait le dollar de rouler tout en bas de la colline.

■ La faiblesse du dollar n'est pas passée inaperçue aux yeux de son plus grand détenteur étranger -- la Chine.

Le Telegraph en parlait la semaine dernière :

"'Nous espérons voir un changement de politique monétaire dès qu'ils reviendront à une croissance positive", déclarait Cheng Siwei... en parlant des Etats-Unis.

"S'ils continuent à imprimer de l'argent pour acheter des obligations, cela mènera à de l'inflation, et après un an ou deux, le dollar chutera lourdement. La majeure partie de nos réserves sont en obligations américaines, une situation très difficile à changer, nous allons donc diversifier nos réserves incrémentielles en euros, yens et autres devises", a-t-il dit.

Les réserves chinoises dépassent les 2 000 milliards de dollars -- ce sont les plus grandes au monde.

M. Siwei continuait en disant : "l'or est très certainement une alternative, mais lorsque nous achetons, le prix grimpe. Nous devons donc agir avec précaution afin de ne pas stimuler les marchés", a-t-il ajouté.

Nous avons aussi appris la semaine dernière que la Chine allait émettre ses propres obligations -- en yuans.

Cette nouvelle est une pierre dans le jardin de la devise impériale américaine. Elle signale que la Chine se met en position pour éventuellement défier le billet vert. Les investisseurs auront une alternative au dollar... une autre obligation émise pour un autre gouvernement et soutenue par une autre économie... une économie qui est peut-être sur la pente ascendante, plutôt que descendante.

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Écrit par : Nepotin | 14/09/2009

Dommage, mon billet n'a pas passé la rampe du professeur.
Peut on savoir pourquoi ?

Écrit par : Nepotin | 14/09/2009

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