11/05/2011

Mobilité douce? Une évidence

Nous voilà en pleine confusion. Même une solution de bon sens en matière de transports, de santé publique, de sécurité et de coûts sociaux est contestée par les tenants de la politique de l’autruche, qui ne veulent pas changer d’un iota leurs habitudes. A qui attribuent-ils les problèmes de mobilité ? A celles et ceux qui discutent la primauté absolue de l’automobile.

 

 

 


Piéton.jpgIl en va ainsi de l’initiative pour la mobilité douce, sur laquelle nous votons actuellement. Ne vise-t-elle pas « simplement » à garantir une certaine protection à celles et ceux qui choisissent courageusement de se déplacer à pied ou en vélo pour gagner du temps, pour faire un peu d’exercice, ou pour contribuer à la protection de l’environnement (l’un n’excluant pas l’autre) ? La priorité absolue des autorités de devrait-elle pas de les soutenir ?

Pourtant, une majorité de libéraux-radicaux conçoit la mobilité douce comme une entrave à la liberté individuelle, qu’elle associe benoîtement à l’automobile. Il en va de même des associations économiques qui recommandent le NON pour des raisons purement idéologiques, comme si les bénéfices de leurs membres allaient croître au prorata des embouteillages. La réduction des émissions de gaz à effet de serre, c’est pour les autres !

De son côté, l'extrême droite s’oppose à la mobilité douce, parce que nos problèmes de transport ne dépendent pour elle que de la limitation du trafic automobile transfrontalier. Elle s'oppose pourtant à la construction du CEVA, qui doit justement permettre de reporter une partie de ce trafic sur le rail.

Certes, le conseil d’Etat, la gauche, les verts, les démocrates-chrétiens, une minorité des radicaux-libéraux, les associations de défense de l’environnement, les associations d’aînés, de nombreux parents d'élèves, les médecins et des syndicats préconisent le OUI. Une majorité arithmétique des électeurs et électrices, sans doute. Encore faut-il qu'ils-elles aillent voter pour transformer cette majorité arithmétique en majorité politique et citoyenne.

Un OUI à la mobilité douce permettrait d’améliorer la qualité de la vie de la plupart des habitants de ce canton qui sont de plus en plus asphyxiés par les gaz d’échappement et agressés par le bruit, de jour comme de nuit ; qui attendent de longues minutes au bord des routes avant de pouvoir les traverser ; qui ont déjà été renversés ou le seront demain par une automobile ; qui tremblent pour leurs enfants ou pour leurs aînés.

Voter OUI à la mobilité douce, c’est une question de justice ; c’est défendre les plus faibles et les plus exposés sur la route ; c’est permettre à des milliers de piétons et de cyclistes potentiels d’abandonner leur voiture pour des déplacements de quelques kilomètres ; c’est un pas, sans aucun doute, dans la bonne direction.

 

 

 

23:01 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (0)

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