23/06/2015

UN LANCEUR D’ALERTE AU CONSEIL NATIONAL

J’ai été désigné comme tête de la liste principale d’EAG, suivi de Salika Wenger (PDT), de Pierre Bayenet (solidaritéS), qui avait brigué le poste de Procureur général l’année dernière, et de huit autres candidat·e·s. Notre liste mère, composée de 6 membres de solidaritéS, dont moi-même, et de 5 membres du Parti du travail, sera soutenue par une liste internationale et par une liste jeune, et nous envisageons même une 4e liste surprise… dont l’intitulé pourrait être rendu public d’ici la fin du mois. En tout, nous pourrions donc lancer près de 40 militant·e·s à l’assaut de Berne, car nous croyons avant tout à l’action collective [Notre programme en 10 points].IMG_0889.jpg

 

 

 

 


Tous ensemble, nous avons des chances réelles de reconquérir le siège qu’avait occupé Pierre Vanek, de 2003 à 2007, ramenant ainsi la gauche de la gauche au Palais Fédéral, avec des élu·e·s, non seulement de Genève, mais aussi des cantons de Neuchâtel, Vaud et Zurich, portés par solidaritéS, le Parti suisse du travail ou Alternative Linke, qui vient de faire une percée à Zurich en obtenant 5 député·e·s et la possibilité de former un groupe parlementaire au Grand Conseil. Nous avons établi des contacts fraternels avec ces listes sœurs et décidé d’agir solidairement au cours de cette campagne, mais surtout au-delà à Berne. Cette convergence est un excellent signal pour affronter la période de crise et de régression sociale que nous vivons aujourd’hui. Notre succès dépend avant tout de vous…

À Berne, je voudrais être avant tout un « lanceur d’alerte », afin d’informer la population des mauvais coups que prépare la droite, largement majoritaire aux Chambres, et auxquels les socialistes et les verts se contentent trop souvent de donner des formes moins brutales. Dans ce rôle, je m’inspirerai de l’expérience de mon collègue et ami Jean Ziegler, qui a été un « lanceur d’alerte » fantastique en développant un discours d’opposition courageux. Je serais en effet heureux de m’inscrire sur bien des points dans le sillage de son action à Berne ! Je crois que j’en ai les compétences professionnelles, comme professeur d’histoire économique et sociale contemporaine à l’université, mais aussi que mes recherches et mon expérience politique m’y ont bien préparé.

Mais tandis que Jean Ziegler s’est trouvé trop souvent seul face à un Parti socialiste résigné par plus de 70 ans de collaboration gouvernementale minoritaire avec la droite, je maintiendrai un lien étroit avec les militants d’Ensemble à gauche. Je m’appuierai aussi sur mes électeurs et électtrices en développant une ligne directe avec eux-elles via internet et les réseaux sociaux, pour les informer et les consulter. Ainsi, ils-elles seront avec moi au Palais Fédéral et je serai avec eux-elles dans leurs luttes de terrain. Sans ce lien permanent, ma présence à Berne serait en effet beaucoup moins utile.

Ensemble nous serons capables, j’en suis convaincu, d’ouvrir de nouvelles voies à nos efforts de résistance et à nos propositions d’alternatives. Ensemble, nous serons capables aussi de travailler au renouveau d’une gauche de gauche en Suisse. Ensemble, nous serons capables enfin d’une réflexion collective qui puisse alimenter une voix d’opposition forte, apte à faire bouger les lignes et à rassembler au-delà des frontières cantonales.

Les valeurs que nous défendons – l’Egalité, le Bien commun et la Démocratie réelle – sont les mêmes que celles qui inspirent aujourd’hui les forces de gauche en Europe qui n’ont pas capitulé devant l’explosion des inégalités, la course effrénée au profit privé et à la dictature des marchés, comme SYRIZA en Grèce et PODEMOS en Espagne. Leur expérience nous montre que rien ne changera tant que la grande majorité de la population, « ce nombre immense qui ne connaît pas sa force », comme le disait Louise Michel à l’époque de la Commune de Paris, ne prendra pas son sort en main.

L’Egalité, le Bien commun et la Démocratie réelle ne dessinent pas seulement l’horizon de notre combat politique, ils doivent inspirer au quotidien notre façon de faire de la politique. Les moyens techniques existent en effet pour diffuser l’information et débattre en temps réel avec des centaines, voire des milliers de personnes. C’est une telle agora virtuelle que je souhaiterais développer pour travailler au vu et au su de tout le monde, en apprenant de mes électeurs et électrices, de vous, autant ou plus qu’ils-elles n’apprendront de moi.

Rassemblons-nous pour traduire sur le plan politique notre opposition à un ordre social qui promeut la lutte de chacun contre chacune, pour lui opposer un système fondé sur la défense des droits de toutes et tous, pour faire avancer le bien commun et pour reprendre le contrôle sur nos vies. Voilà le message que je défendrai tout au long de cette campagne pour le Conseil national et le Conseil des Etats.

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